Chapitre 9 · Grammaire
La phrase complexe
Compter les propositions, distinguer juxtaposition, coordination et subordination.
Le cours

À quoi ça sert ?
Relier ses idées pour être compris
Tu écris à ton professeur : « Je n’ai pas rendu mon devoir. J’étais malade. Je le rendrai lundi. » C’est correct, mais haché, et le lien entre les idées n’est pas dit. Compare : « Je n’ai pas rendu mon devoir parce que j’étais malade, mais je le rendrai lundi. » Les petits mots de liaison montrent la cause et l’opposition : ton message devient clair et convaincant.
Raconter sa journée, résumer un film, expliquer une règle de jeu : dès que tu relies des idées, tu construis des phrases complexes. Savoir comment elles sont faites t’aide à écrire, à ponctuer et à accorder les verbes sans erreur.
À retenir
La proposition
- Une proposition est un ensemble de mots organisé autour d’un verbe conjugué.
- Il y a autant de propositions que de verbes conjugués. Un temps composé (« a mangé », « était parti ») compte pour un seul verbe conjugué.
- Les infinitifs (manger, partir) ne sont pas conjugués : « Je veux partir » ne contient qu’une proposition.
- Phrase simple : une seule proposition. « Le chat dort. » Phrase complexe : au moins deux. « Le chat dort et le chien aboie. »
Dans une phrase complexe, les propositions peuvent être reliées de trois manières : par un signe de ponctuation (juxtaposition), par une conjonction de coordination (coordination) ou par une conjonction de subordination (subordination). On nomme les propositions selon cette manière de les relier.
À retenir
Juxtaposition et coordination
- Juxtaposition : les propositions sont reliées par une virgule, un point-virgule ou deux-points. « Il pleut, je reste à la maison. » « Je ne sors pas : il fait trop froid. » (le deux-points annonce ici une explication)
- Coordination : les propositions sont reliées par une conjonction de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. « Il pleut, donc je reste à la maison. »
- Les propositions juxtaposées ou coordonnées sont indépendantes : chacune pourrait former une phrase à elle seule. Elles sont au même niveau.
À retenir
Subordination
- Une proposition subordonnée est introduite par une conjonction de subordination : quand, lorsque, parce que, puisque, comme, si, que…
- Elle dépend d’une autre proposition, la proposition principale. Seule, elle ne forme pas une phrase : « Parce qu’il pleut. » est incomplet.
- « Je reste à la maison (principale) parce qu’il pleut (subordonnée). » La subordonnée peut souvent se déplacer : « Parce qu’il pleut, je reste à la maison. »
- Souvent, la subordonnée joue le rôle d’un complément circonstanciel : de temps (quand, lorsque), de cause (parce que, puisque, comme).
Exemple
Le rôle des conjonctions
- La conjonction de coordination relie deux propositions de même niveau ; elle reste entre les deux : « Il est malade, car il a pris froid. »
- La conjonction de subordination fait dépendre une proposition d’une autre ; elle se déplace avec sa subordonnée : « Parce qu’il a pris froid, il est malade. »
- « car » et « parce que » expriment tous deux la cause, mais ce ne sont pas les mêmes outils : on ne peut pas écrire « Car il a pris froid, il est malade. »
Attention
Pour retenir les conjonctions de coordination : « Mais où est donc Ornicar ? » (mais, ou, et, donc, or, ni, car). Attention : « où » avec un accent n’est pas une conjonction de coordination (« Où vas-tu ? »), et « or » peut être un nom (une bague en or).
La virgule sépare les propositions juxtaposées (« Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ») et suit souvent une subordonnée placée en tête : « Quand la nuit tombe, les chouettes sortent. »
Pour accorder les verbes, repère d’abord les propositions : chaque verbe s’accorde avec son propre sujet. « Quand mes cousins arrivent, toute la maison s’anime. »
Les exercices
Niveau 1 · Découverte
Les bases, pas à pas.Niveau 2 · Entraînement
Les pièges classiques.Niveau 3 · Expert
Pour aller plus loin.