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/SVT · Sixième/Milieux de vie et saisons

Chapitre 6 · Écosystèmes et environnement

Milieux de vie et saisons

Relier vivants et milieu, comparer mare et prairie, passer l’hiver, se reconstruire après une tempête.

Le cours · 11 notionsExercices · 4

Sommaire

Le cours1. L’écosystème et le paysage2. Les facteurs du milieu et la répartition des êtres vivants3. Comparer deux écosystèmes : la mare et la prairie4. Le peuplement change avec les saisons5. Passer la mauvaise saison : les animaux6. Passer la mauvaise saison : les végétaux7. Après une perturbation, le milieu évolueLes exercices

Le cours

Une classe de 6e en sortie dans une forêt en automne, des élèves mesurent la température et notent les êtres vivants observés sous les feuilles mortes.

À quoi ça sert ?

Une forêt qui change de visage

Novembre, sortie en forêt pour la classe de 6e. Yanis glisse un thermomètre sous la couche de feuilles mortes, Inès soulève la litière et note sur sa fiche ce qu’elle découvre : cloportes, mille-pattes, vers de terre, champignons. Au-dessus d’eux, les chênes perdent leurs feuilles ; les hirondelles, elles, sont parties depuis plusieurs semaines.

La même forêt n’a pas les mêmes habitants en été et en hiver, ni au soleil et à l’ombre. Comprendre pourquoi, c’est savoir lire un paysage, prévoir où chercher un animal ou planter un arbre, et mesurer comment nos aménagements (routes, coupes, éclairage nocturne) modifient la vie d’un milieu.

À retenir

1. L’écosystème et le paysage

  • Un écosystème réunit un milieu de vie (roches, sol, eau, lumière, température…), le peuplement (l’ensemble des êtres vivants qui y vivent : végétaux, animaux, champignons, microorganismes) et les relations entre eux. Exemples : une mare, une forêt, une prairie.
  • Un paysage a des composantes biologiques (forêts, haies, animaux), géologiques (roches, relief, falaises) et anthropiques, c’est-à-dire dues à l’être humain (routes, villages, champs cultivés, barrages).

À retenir

2. Les facteurs du milieu et la répartition des êtres vivants

  • Les principaux facteurs du milieu sont la lumière, la température, l’humidité et la nature du sol. Chaque espèce vit là où ces conditions lui conviennent.
  • En forêt, la lisière est lumineuse ; le sous-bois est ombragé et plus humide : mousses et fougères y abondent. Sous les feuilles mortes et les pierres, cloportes et vers de terre trouvent l’humidité et l’obscurité.
En montagneAdretUbac
ExpositionVersant tourné vers le sud, ensoleilléVersant tourné vers le nord, à l’ombre
ConditionsPlus chaud et plus sec, la neige fond tôtPlus froid et plus humide, la neige reste
OccupationVillages, prairies, culturesForêts de sapins et d’épicéas

À retenir

3. Comparer deux écosystèmes : la mare et la prairie

Une mare et la prairie voisine reçoivent le même soleil et la même pluie, mais leurs milieux sont très différents, et leurs peuplements aussi.

Mare (milieu aquatique)Prairie (milieu terrestre)
Dioxygènedissous dans l’eau, en faible quantité (environ 30 fois moins que dans le même volume d’air), et moins encore quand l’eau est chaudeabondant dans l’air
Lumièrediminue avec la profondeur et quand l’eau est troubleforte au-dessus de l’herbe, faible au ras du sol
Températureplus stable : l’eau se réchauffe et se refroidit lentement ; sous la glace, l’eau reste liquidevarie fortement entre le jour et la nuit, l’été et l’hiver
Respiration des animauxbranchies (poissons, têtards, larves de libellule) ; certains viennent respirer l’air en surfacepoumons (campagnol, taupe, oiseaux), trachées chez les insectes (criquet)
Végétauxplantes immergées à tiges souples, portées par l’eau (élodée) ; plantes flottantes (lentille d’eau, nénuphar)herbes à tiges dressées, racines dans le sol

Les deux écosystèmes sont liés : la grenouille et la libellule vivent dans l’eau au stade larvaire (branchies), puis respirent l’air à l’âge adulte.

À retenir

4. Le peuplement change avec les saisons

  • En hiver, il fait froid, les jours sont courts et la nourriture se raréfie (moins d’insectes, de feuilles, de fruits). On observe beaucoup moins d’êtres vivants actifs.
  • Certains restent actifs tout l’hiver (renard, mésange, écureuil, qui puise dans ses réserves cachées) ; d’autres partent, ralentissent leur activité ou ne passent l’hiver que sous une forme résistante.
  • Au printemps, le peuplement se reconstitue : retour des migrateurs, réveil des hibernants, germination des graines, éclosion des œufs.
22 °Cpart vers l’AfriquehibernegrainebulbeÉtéAutomneHiverPrintemps

1. Été : le chêne est couvert de feuilles, l’hirondelle chasse les insectes volants, le hérisson est actif.

À retenir

5. Passer la mauvaise saison : les animaux

  • La migration : l’hirondelle rustique, qui se nourrit d’insectes volants, part en automne passer l’hiver en Afrique, à plusieurs milliers de kilomètres.
  • L’hibernation : la marmotte, le hérisson, le loir ou les chauves-souris dorment tout l’hiver. Leur température chute (de 37 °C à moins de 10 °C chez la marmotte), leur cœur ralentit et ils vivent sur leurs réserves de graisse.
  • La vie ralentie des animaux dont la température suit celle du milieu : la grenouille s’enfouit dans la vase ou la terre, le lézard s’abrite, l’escargot ferme sa coquille par un voile de mucus durci, l’épiphragme.
  • Les formes de résistance : chez beaucoup d’insectes, les adultes meurent en automne et l’espèce passe l’hiver sous forme d’œufs, de larves ou de nymphes.

À retenir

6. Passer la mauvaise saison : les végétaux

  • Les arbres à feuilles caduques (chêne, hêtre, érable) perdent leurs feuilles en automne, quand les jours raccourcissent et que les températures baissent. Ils restent vivants : leurs bourgeons, protégés par des écailles, contiennent les feuilles du printemps.
  • Les arbres à feuilles persistantes (sapin, pin, houx) gardent leurs feuilles. Attention : le mélèze est un conifère qui perd ses aiguilles en automne.
  • Certaines plantes meurent après avoir produit des graines, qui passent l’hiver dans le sol (haricot, tournesol). D’autres gardent sous terre un organe plein de réserves : bulbe (tulipe, jonquille), tubercule ou tige souterraine.
  • Les feuilles tombées forment la litière, un abri pour les petits animaux, peu à peu décomposée en matière qui enrichit le sol.

À retenir

7. Après une perturbation, le milieu évolue

  • Une perturbation naturelle détruit brutalement une partie d’un écosystème. Une tempête renverse ou casse des arbres : ce sont des chablis (en décembre 1999, deux tempêtes en ont provoqué des millions en France). Un incendie brûle la végétation ; en France, la grande majorité des départs de feu sont pourtant d’origine humaine, la foudre en cause une petite partie.
  • Dans la trouée, le milieu change : la lumière arrive jusqu’au sol, qui devient plus chaud et plus sec. Les plantes d’ombre du sous-bois reculent ; le bois mort abrite insectes, champignons et pics.
  • Le peuplement se reconstitue par étapes : plantes de lumière (herbes, digitales) en quelques années, puis arbustes (ronces, genêts, noisetiers), puis jeunes arbres à croissance rapide (bouleaux, saules), peu à peu remplacés par les arbres de la forêt (chênes, hêtres). Il faut des dizaines d’années, voire plus d’un siècle, pour retrouver une forêt âgée.
  • Les graines viennent du sol, du vent et des animaux, et certaines souches rejettent. Une perturbation n’est donc pas une fin : c’est le début d’une évolution du milieu dans le temps.

Exemple

Raisonner pas à pas

Observation. En forêt, les cloportes se cachent sous les feuilles mortes et les pierres. Hypothèse : ils recherchent l’humidité.

Expérience. Une boîte à deux compartiments, couverte (obscurité des deux côtés), à température constante : papier humide d’un côté, papier sec de l’autre. On dépose 10 cloportes au centre et on compte après 10 minutes. Témoin : la même boîte avec du papier humide des deux côtés, où les cloportes se répartissent à peu près moitié-moitié.

Résultat (exemple) : 9 cloportes côté humide, 1 côté sec ; on recommence trois fois, les résultats sont proches. Conclusion : les cloportes choisissent le côté humide. Pour savoir s’ils fuient aussi la lumière, il faut une autre expérience où seul l’éclairage change.

Attention

Méthode : tester un facteur du milieu. 1) Je ne fais varier qu’un seul facteur à la fois. 2) Je prévois un témoin où ce facteur ne varie pas. 3) J’utilise plusieurs individus et je répète l’essai. 4) Je conclus seulement sur le facteur testé. Si deux facteurs changent en même temps (sous une pierre, il fait à la fois humide et sombre), je ne peux pas savoir lequel compte.

Attention

Rappel du CM. Tu sais déjà observer les êtres vivants d’un milieu proche (cour, parc, mare) et tu sais que certains animaux migrent ou hibernent. En 6e, tu relies leur répartition aux facteurs du milieu (lumière, température, humidité), tu distingues les composantes d’un paysage, tu compares un écosystème aquatique et un écosystème terrestre, tu expliques comment animaux et végétaux passent la mauvaise saison et comment un milieu se reconstruit après une tempête ou un incendie.

Les exercices

  1. Niveau 1 · Découverte

    Les bases, pas à pas.
    Lire un milieuÉcosystème, mare et prairie, adret, hibernation : les bases.
    Pas encore joué
  2. Niveau 2 · Entraînement

    Les pièges classiques.
    L’hiver démasquéÉcureuil, mélèze, hirondelle : les idées reçues sur l’hiver.
    Pas encore joué
    En situationRandonnée, jardin, alerte météo : la nature au fil des saisons.
    Pas encore joué
  3. Niveau 3 · Expert

    Pour aller plus loin.
    Enquête en forêtCloportes, versants, marmottes : mesurer et conclure juste.
    Pas encore joué