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/SVT · Sixième/Le sol et le recyclage de la matière

Chapitre 8 · Écosystèmes et environnement

Le sol et le recyclage de la matière

Litière, humus, décomposeurs et microorganismes : comment la matière morte nourrit à nouveau les plantes.

Le cours · 8 notionsExercices · 4

Sommaire

Le cours1. Le sol, une couche vivante2. Les décomposeurs3. Le cycle de la matière4. Le compost et ce qui ne se décompose pasLes exercices

Le cours

Une famille retourne le compost du jardin ; une élève découvre des vers de terre et des cloportes dans la matière en décomposition.

À quoi ça sert ?

Le compost, une usine vivante

Samedi matin, toute la famille retourne le compost du jardin. En plongeant la fourche, tu découvres des vers de terre qui se tortillent et des cloportes qui s’enfuient ; plus bas, les épluchures du mois dernier sont devenues une matière brune qui sent le sous-bois. Le tas est même tiède au centre.

Personne n’a « fabriqué » ce compost : des milliers d’êtres vivants, souvent invisibles à l’œil nu, ont transformé nos déchets en nourriture pour le potager. Comprendre ce recyclage, c’est savoir quoi mettre au compost, pourquoi les forêts ne croulent pas sous les feuilles mortes, et pourquoi un sac plastique, lui, reste là pendant des siècles.

À retenir

1. Le sol, une couche vivante

  • En surface, la litière : feuilles mortes, brindilles, fruits tombés, excréments et cadavres d’animaux.
  • Dessous, l’humus : une matière sombre, issue de la décomposition partielle de la litière, mélangée à la terre.
  • Plus bas, de la matière minérale (sable, argile, cailloux) issue de la dégradation de la roche.
  • Tout ce qui provient d’êtres vivants est de la matière organique : elle est décomposable. Une poignée de sol abrite des millions d’êtres vivants.

À retenir

2. Les décomposeurs

  • Les animaux du sol fragmentent et digèrent la litière : vers de terre (qui mélangent aussi le sol en creusant leurs galeries), cloportes (des crustacés à 14 pattes, pas des insectes), collemboles (minuscules, de quelques millimètres au plus), acariens, larves…
  • Les microorganismes, visibles seulement au microscope, terminent le travail : bactéries et champignons microscopiques. Les champignons visibles, comme ceux d’une souche, agissent grâce à leurs fins filaments.
  • Ensemble, ils transforment la matière organique en matière minérale, notamment en sels minéraux. Leur activité dépend de l’humidité, de la température et de l’air : le froid ou la sécheresse la ralentissent.

À retenir

3. Le cycle de la matière

  • Les sels minéraux libérés par les décomposeurs sont absorbés par les racines : ils servent à nouveau aux végétaux pour fabriquer leur matière.
  • La matière circule ainsi en boucle : c’est le cycle de la matière. Sans décomposeurs, les restes s’accumuleraient et les plantes manqueraient de sels minéraux.

sels minéraux → végétaux → animaux → restes et cadavres → décomposeurs → sels minéraux

litièrehumusmatière minéralecloportever de terrechampignonbactériessels minéraux

1. En automne, une feuille morte tombe : elle rejoint la litière, à la surface du sol.

À retenir

4. Le compost et ce qui ne se décompose pas

  • Le compostage imite le sol : on mélange déchets humides (épluchures, tontes) et secs (feuilles mortes, carton brun), on garde le tas humide et on l’aère, car les décomposeurs ont besoin du dioxygène de l’air. L’activité des microorganismes peut faire monter la température au centre à plus de 50 °C.
  • Après quelques mois, on obtient un compost sombre qui enrichit le sol du jardin.
  • Le plastique, le verre ou le métal ne sont pas de la matière organique décomposable : le plastique se fragmente en microplastiques mais peut persister des centaines d’années.

Exemple

Raisonner pas à pas

Question. Qui fait disparaître les feuilles mortes ? Expérience des sacs de litière : on place la même masse de feuilles de chêne dans trois dispositifs, au même endroit pendant un an. Sac A, à mailles larges : tous les animaux du sol peuvent entrer. Sac B, à mailles fines : seuls les microorganismes agissent. Dispositif C, témoin : litière stérilisée (plus aucun être vivant) dans un récipient stérile fermé. Résultats types : il reste 40 % de la litière en A, 75 % en B, 100 % en C. Conclusion : sans êtres vivants, rien ne se décompose (C) ; la décomposition est donc due à des êtres vivants. Les microorganismes seuls décomposent lentement (B) ; les animaux du sol l’accélèrent beaucoup (A). Seule une chose change entre A et B : la taille des mailles.

Attention

Méthode : lire une expérience avec témoin. 1) Je repère la question posée. 2) Je cherche la seule différence entre le témoin et chaque essai. 3) Je compare les résultats chiffrés. 4) Je conclus uniquement sur le facteur qui a changé, avec une phrase du type « … est nécessaire à … » ou « … accélère … ». 5) Je me méfie des conclusions qui vont plus loin que ce qui a été testé.

Attention

Rappel du CM. Tu sais déjà que le sol abrite des êtres vivants, que les feuilles mortes et les déchets végétaux se transforment en compost, et qu’il faut trier les déchets. En 6e, tu nommes les décomposeurs, dont les microorganismes, tu découvres que la matière organique redevient minérale, ce qui boucle le cycle de la matière, et tu analyses des expériences avec témoin.

Les exercices

  1. Niveau 1 · Découverte

    Les bases, pas à pas.
    La vie cachée du solLitière, humus, décomposeurs : le vocabulaire du sol vivant.
    Pas encore joué
  2. Niveau 2 · Entraînement

    Les pièges classiques.
    Pourriture et idées reçuesChampignons, bactéries, plastique : ce qui se décompose vraiment.
    Pas encore joué
    En situationCompost, randonnée, plage : le recyclage naturel au quotidien.
    Pas encore joué
  3. Niveau 3 · Expert

    Pour aller plus loin.
    Laboratoire du solSacs de litière, compost, micromètres : analyser des résultats.
    Pas encore joué